Ribâ – Intérêt/Usure

Le terme Ribâ vient des verbes arabes arbâ et rabâ. Ces deux verbes se traduisent par l’action de faire accroître un élément à partir de lui-même (comme les intérêts d’une somme que l’on a placée à la banque), et l’augmentation.

En droit des finances, le Ribâ est défini comme étant une majoration, un avantage que le client ou le commerçant perçoit sans aucun effort.

Exemple de Ribâ dans le cas du client : une personne place ses économies sur un compte, et au bout d’un an, la banque rémunère ce placement en donnant une petite somme, est calculée à partir de la quantité d’argent placée par l’épargnant. Ce dernier n’a rien eu à faire, à part laisser cet argent sur son compte épargne, pour gagner cette rémunération, cet intérêt. Par ailleurs, quelle est la source de cet argent ? Depuis quels domaines d’investissements a-t-il été prélevé pour être remis au client ?

Exemple de Ribâ dans le cas du commerçant : une banque accorde un crédit à un client. Le client accepte les conditions de la banque pour prendre cet argent. Il rembourse petit à petit la somme prêtée par la banque, en plus d’une autre petite somme supplémentaire (les intérêts), pour rémunérer la banque en échange de ce service. Par ailleurs, s’il n’arrive pas à rembourser une ou plusieurs mensualités en temps et en heure, le client est taxé de plus belle, puisqu’il devra cumuler sa mensualité, les intérêts, et une pénalité de retard (l’usure !).

La pratique du Ribâ est formellement interdite par les préceptes de l’Islam, car cela s’apparente à profiter de la faiblesse des personnes. Celui qui l’accepte commet un péché comparable à l’inceste !

Le Ribâ est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran et dans le Hadith, comme le prouvent les citations suivantes (parmi tant d’autres) :

« Allâh a rendu licite la vente et a interdit le gain usuraire » [sourat al-baqarah ‘âyah275]

« Tout prêt où il est conditionné un intérêt c’est un gain usuraire » [rapporté par al-Bayhaqiyy]

« Allâh maudit celui qui consomme le gain usuraire, celui qui le donne, celui qui l’écrit et ses deux témoins » [rapporté par Abôu Dâwôud]

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