Maysir – les jeux de hasard

Le Maysir tire son origine de l’adjectif arabe « Yasîr », traduit par « facile » en français : un moyen facile de gagner de l’argent.

On parle de Maysir lorsque le hasard fait partie de l’équation, dans le cadre d’un contrat par exemple. Le Maysir fait partie des interdits des préceptes de l’Islam au motif que l’accord entre les signataires d’un contrat est basé sur l’incitation immorale fournie à ces mêmes signataires que le hasard va les faire gagner, sans possibilité de perte.

Le Maysir est interdit par les préceptes de la religion musulmane pour deux raisons bien établies :

  • Il s’agit d’un affront à la destinée, écrite par Dieu, et qui lui appartient
  • Il (les jeux de hasard plus précisément) occupe l’esprit et le cœur, et rend dépendent,
  • Il détourne des obligations telles que la prière, de l’adoration de dieu, du travail, de la famille, etc.
  • Il est susceptible d’appauvrir celui qui le pratique.

Dans le Coran, le Maysir est évoqué par le verset 90 de la Sourate 5 de la manière suivante :

« Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous-en, afin que vous réussissiez. »

Le Maysir en Finance Islamique se dessine par l’enrichissement injustifié moralement d’une entité au détriment d’un autre : de l’argent acquis sans travailler, et par la spéculation (le hasard !).

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